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 Be my dream (fic complète)

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MessageSujet: Be my dream (fic complète)   Lun 4 Juin - 6:06

Les personnages et histoires de ce roman sont tirés de ceux du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Toute ressemblance avec un lien de la vie directe ou d'une autre oeuvre serait totalement forfuite.
Cette fic remonte à un sacré bout de temps et je vous la poste chapitre par chapitre, tout en sachant qu'un chapitre ne rentrant pas forcément dans un post...Bonne lecture à vous!


Dernière édition par le Lun 4 Juin - 6:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Be my dream (fic complète)   Lun 4 Juin - 6:07

Chapitre n°1 :

La jeune fille était chez elle, assise dans son jardin éclairé par les lumières unies des étoiles et de la lune. Son bloc à dessin devant elle, elle observait sa dernière création : un superbe étalon couleur nuit d’été se dressait fier et confiant face aux dangers de son monde. Ses yeux d’ébène luisaient dans la nuit, de la même manière que brillaient les cheveux de celle qui le montait. Ses cheveux noirs volaient au vent, encadrant joliment ses yeux bleus nuit et son visage presque enfantin marqué par la tristesse de la perte de ceux qui avaient quitté le monde des vivants. Son corps sculpté par des années d’entraînement était moulé dans des habits adaptés au combat. Seul ornement qu’elle arborait était un pendentif formé d’un cercle rouge entouré d’une paire d’ailes blanches. Elle guidait l’étalon d’une main souple et tendre, utilisant plus ses mains que les rênes.

Elinil et Alnia…tels étaient les noms des personnages sur le dessin. Tel était le nom de l’ami équin et de la jeune fille de 17 ans dans ce monde où elle aimait s’abandonner, ce monde qu’elle avait l’impression de connaître et dont l’idée de lui appartenir lui était tout simplement impossible à réfuter. Ce monde qu’elle aimait tant… Le destin de ces personnages et d’elle-même ne faisait qu’un et elle se dessinait souvent tel que ses rêves l’emportaient. Alnia regarda encore le dessin, s’imaginant parcourant la Terre du Milieu sur Elinil. Elle voulait tant y aller ! Rien plus ne la retenait dans le monde où elle avait vécu ces dernières années. Elle s’entraînait régulièrement à l’épée et au combat comme si cela faisait partie d’elle. Elle connaissait des langues que nul n’apprenait là où elle était.

Alnia pensa au vieil Istari qui l’avait tant aidé sur la Terre du Milieu. Elle s’inquiétait beaucoup pour lui, une grande peur sans nom lui tenaillait ses entrailles jours et nuits lorsque ses pensées dérivaient vers celui qu’elle considérait comme un second père. Alnia avait senti un grand vide s’imposait en Terre du Milieu, il y avait deux nuits de cela. Elle voulait savoir ce qu’il s’était passé pour aider son vieux camarade si le besoin était.

- Il faut que j’y aille ! s’exclama-t-elle. Je veux l’aider ! laissa-t-elle tomber son bloc. Mais mon esprit seul ne suffira pas…

Une grande tristesse envahit Alnia. Elle ne pouvait rien faire et cela la désespérait profondément. Une larme étincelant dans la pénombre glissa le long de la joue de la jeune fille et tomba sur le dessin. D’autres larmes commencèrent à se profiler le long de ses grands yeux de biche, glissant inexorablement vers le papier. Une lueur soudaine s’étendit sur le contour de la larme à tout le dessin. Un petit être enchanteur ressemblant à Alnia à s’y méprendre sortit de la surface plane qui ondulait telle de l’eau.

- Sèche tes larmes Princesse Rinyaé ! ordonna le petit être en souriant.
- Qui es-tu ? lui demanda Alnia en obéissant.
- Je suis ton ego ! Je suis le pouvoir qui dort en toi !
- Quoi ? ! ne comprit-elle pas.
- Ta bienveillance envers ton monde m’a réveillé depuis longtemps. J’attendais le bon moment pour apparaître. Je suis là pour t’aider !
- Et comment ?
- Ferme les yeux et laisse toi guider.

Alnia ferma les yeux et attendit. L’être prononça des paroles en une langue que personne n’avait entendue depuis longtemps. La jeune fille se sentit légèrement ballottée, comme si elle flottait dans les airs. Les mots s’intensifièrent et plus rien ne pouvait la détourner d’eux. D’un coup, Alnia se sentit tomber ! Elle cria, laissant l’air s’échapper des ses poumons. Ses yeux refusèrent de s’ouvrir. Elle ne pouvait plus respirer ! Alnia suffoquait, ses sens s’engourdissaient. Son esprit se perdit alors dans les brumes de l’inconscience.

***


Quelque chose poussait légèrement la jeune fille. Elle se réveilla doucement. Un cheval de couleur sombre se tenait au-dessus d’elle ! Elle cria et le cheval s’éloigna de quelques pas, apeuré par le cri. Alnia s’assit en tailleur et regarda autour d’elle. Son esprit se réveilla alors totalement alors qu’elle observait les alentours. Elle était dans une immense prairie ! Exactement comme dans ses rêves ! Sauf que tout ceci était tellement réel que l’impression de rêver ne prenait guère longtemps. Le cheval se rapprocha d’Alnia et elle le reconnut aussitôt.

- Elinil ! s’exclama-t-elle.

Le cheval salua son amie d’un hennissement joyeux. Alnia se releva, surprise de ne pas être effrayée alors qu’elle était dans le Monde du milieu. L’étalon se plaça de côté, l’invitant à monter ce qu’elle fit aussitôt dans un geste montrant une grande habitude. Une épée était accrochée à la selle. Alnia la prit et attacha la ceinture accompagnant l’arme à sa taille. La jeune fille réalisa alors qu’elle était habillée comme sur ses dessins : une parie de bottes à talons plats accompagnant une longue jupe sombre par dessus des bas couleur chair, un chemise sans manche par dessus un tee-shirt révélant sans les montrer ses formes, et son pendentif se calant contre le creux de sa gorge.

- En route ! dit-elle à Elinil. Trouvons Gandalf !

L’étalon prit aussitôt le petit trot. Déjà, tout souvenir de cette autre vie qu’Alnia avait eue s’effaçait de sa mémoire. Elle ne voulait plus de tout cela et elle resterait désormais Alnia Rinyaé, cavalière solitaire à la recherche de sa vie…
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MessageSujet: Re: Be my dream (fic complète)   Lun 4 Juin - 6:11

Chapitre n°2 :

Cela faisait quelques jours qu’Alnia chevauchait à l’instinct. Elle ne s’arrêtait que pour se restaurer et prendre quelque repos. Les plaines défilaient sous Elinil et elle. Arrivée en haut d’une montagne, la jeune fille vit un nuage de poussière grimpait vers elle.

- Des cavaliers du Rohan…reconnut-elle leur armure.

Elinil se cabra alors que les cavaliers stoppaient à quelques mètres de la jeune fille.

- Quelles nouvelles du Rohan cavaliers ? leur demanda Alnia à la manière des rôdeurs.
- Quel est votre nom messire cavalier ? fit leur chef en s’avançant, se reprenant en quelques secondes de l’émerveillement qui l’avait saisi devant la beauté de la jeune fille. Et que faites-vous en Rohan ?
- Mon nom est Alnia et je suis à la recherche d’un vieil ami, répondit-elle doucement, nullement effrayée par cet homme.
- Je m’appelle Eomer, dit l’homme, et si votre ami est en Rohan, il n’y restera pas. Les orcs sillonnent le pays.
- Je vous remercie pour ces renseignements Messire Eomer, sourit Alnia. Je garde quand même l’espoir de trouver celui que je cherche.
- Bonne route à vous alors, Dame Alnia.
- Que les étoiles guident votre chemin.

Alnia lança son cheval au galop, dévalant la colline comme une fée glisserait dans l’air. Eomer la regarda s’éloigner en pensant qu’il avait rarement vu aussi belle jeune fille. Tant qu’Alnia resta dans son champ de vision, il ne bougea pas d’un centimètre. Puis, comme à regret, il fit tourner son cheval et lança un ordre à sa troupe qui partit telle un seul homme.

Alnia galopait comme le vent à travers la plaine. Elle sentait que quelque chose allait bientôt arriver. Son instinct la guidait et elle faisait confiance au cheval pour l’emmener où il faudrait. En peu d’heures de route, elle arriva en vue d’une forêt sombre et très vieille. Elle le sentait comme elle avait toujours senti l’ombre, la lumière et la vie là où elles se trouvaient.

Elle s’arrêta à l’orée des bois, légèrement apeurée par cette pénombre qui faisait ralentir la vie présente dans la masse végétale. Elle ne sentit, ni n’entendit, la troupe d’orcs qui se jeta sur elle par derrière. Elinil fut en quelques secondes entouré par les créatures sanguinaires.

- Nous aurons de la chair fraîche à manger ! hurla l’un d’eux.
- Prêt Elinil ? souffla Alnia en elfique.

Les orcs la regardaient avec envie, songeant déjà à leur futur repas.

- En avant prince du vent ! cria Alnia au cheval qui se cabra.

Son épée tirée de son fourreau, elle chargea, tranchant têtes et bras sur son passage. Elle ne s’était jamais battue mais elle défendrait chèrement sa vie. Les orcs les plus éloignés commencèrent à réagir, tirant des flèches sur cet adversaire qui les avaient surpris par son courage. Un coup de massue frappa Alnia à la cuisse, lui arrachant un cri de douleur. Les orcs tombaient de moins en moins vite, submergeant Alnia de leur nombre. Une flèche siffla à quelques millimètres de son visage, creusant une estafilade sur sa joue. Les archers se faisaient meilleurs, sûrs que leur proie succomberait. Elinil cria d’un air strident lorsqu’une flèche acérée se planta dans sa croupe.

- Elinil ! s’exclama Alnia en se tournant pour savoir de quel mal souffrait l’étalon.

Mal lui en prit. Un orc en profita pour lancer une dague dans son dos qu’elle ne put éviter. Celle-ci déchira les habits et la chair d’Alnia qui poussa un cri rassemblant douleur, stupeur et envie de vivre. Une douleur atroce envahit l’épaule de la jeune fille alors que son bras s’engourdissait. « Je vais mourir » pensa Alnia effrayée. Pendant quelques minutes, elle tenta de continuer à se battre, utilisant la rage qui l’avait envahi mais sans succès face au nombre d’ennemis. Elle n’arrivait plus à se concentrer et il restait encore des orcs debout.

- Fuis…Elinil… murmura-t-elle au cheval.

Mais celui-ci avait du mal à avancer. Il défendait sa maîtresse de son mieux et il ne laisserait personne lui faire du mal. Une flamme sombre s’aviva dans son regard alors qu’il cherchait à forcer le passage dans le mur compact des orcs.

- Courage…Elinil… fit Alnia très bas avant de sombrer dans l’inconscience et de tomber lourdement sur l’encolure de l’étalon.

Elinil se battait furieusement, se battant pour celle qu’il aimait tant. Son cœur lui disait de tenir bon, son instinct lui soufflant de résister. Durant plusieurs minutes, il barra la route des orcs, subissant mille et une blessures et les endurant avec courage comme Alnia l’avait fait plusieurs années auparavant pour le sauver d’une meute de loups.
Il entendit soudainement le roulement de tonnerre de ses semblables. Du haut d’une piste proche descendirent des chevaux accompagnés par deux humains, un elfe et un nain. Elinil vit les orcs encore debout tomber sur le sol et y rester. Il poussa un soupir de soulagement, Alnia était sauvée. L’étalon ne bougea pas tandis que le groupe de sauveurs s’approchait. Il reconnut le vieil Istari qui veillait sur sa maîtresse depuis longtemps et se rapprocha de lui.

- Elinil ? murmura le mage.

L’elfe descendit de cheval et s’approcha du corps d’Alnia qu’il prit dans ses bras. Il n’avait jamais vu plus belle créature en ce monde, même parmi son peuple, et était subjugué par cette beauté. Sa peau souillée de sang était légèrement halée par le soleil. Ses longs cheveux touchaient presque terre tandis qu’il la tenait. Le sang coulait aussi sur son visage, vers ses belles lèvres d’un rouge franche. Son cœur et son souffle s’accéléraient au contact de ce corps contre lui. Ce corps parfait, aux courbes si gracieuses, qui lui semblait si léger et délicat.

- Elle vit encore…fit-il en voyant la poitrine de cette inconnue se soulever à un rythme à peu près régulier. Elle est blessée ! sentit-il du sang couler entre ses doigts.

Appuyant la jeune fille contre lui, il trouva rapidement la dague qui faisait couler le sang. Une vague de peur le traversa quand il vit le sang affluer alors qu’il enlevait la dague noire d’un geste précis.

- Il lui faut des soins, dit l’homme en tendant à l’elfe une bande de tissu propre pour stopper le sang. Ne pouvez- vous rien faire pour elle Gandalf ?
- Malheureusement non. Son corps repousserait ma magie.
- Alors hâtons-nous vers les elfes ! s’exclama le nain, qui bien qu’il n’aimait pas les elfes reconnaissait leurs capacités en guéison.
- Ce ne sera peut-être pas la peine, répliqua Gandalf. Le moindre contact elfique devrait faire l’affaire.
- Nous vous faisons confiance Gandalf, affirma l’elfe. Mais éloignons-nous de ce carnage avant.

Il remonta à cheval en faisant attention à sa passagère. Les chevaux ne quittèrent pas le pas, de peur d’épuiser l’un des deux blessés. Lorsqu’ils furent éloignés de quelques kilomètres, Alnia avait perdu beaucoup de sang, mais une flamme ne voulait pas s’éteindre en elle. Au détour d’une rivière, à l’orée de la forêt, ils décidèrent de monter le camp.

- Allongez là ici Legolas, fit l’homme à l’elfe qui descendait de cheval.
- Gimli, allez chercher de l’eau, ordonna le mage. Aragorn, il nous faudrait un feu.

Le nain et l’humain partirent à leurs taches respectives tandis que l’elfe déposait doucement l’inconnue à ses yeux sur la couverture qu’Aragorn avait déposé à même le sol.

- Laissez votre magie elfique la joindre, dit le mage en devinant sa question.
- Mais comment Gandalf ?
- Tentez de la joindre comme vous le feriez pour n’importe quelle créature vivante, sourit-il à l’inquiétude et la peine qu’il vit sur le visage de l’elfe.

Ce dernier s’exécuta comme l’avait indiqué l’Istari. Il sentit un écho en cette jeune demoiselle, telle la réponse d’un elfe. « Soignez-vous » pensa-t-il en gardant les yeux fermés. Il ne les ouvrit pas mais il sentit une vive lumière une douce chaleur, se dégageant du corps de la jeune fille. Il ne re-ouvrit ses yeux que lorsque l’intensité baissa. Il ne pouvait plus détecter une seule blessure sur elle ! Une grande joie envahit son cœur et il s’autorisa un de ces rares sourires de vraie gaieté. Sans s’en rendre compte, Legolas avait attrapé la main de la jeune fille et la serrait de peur de la perdre. Il se demanda ce qui lui prenait. IL n’était pas ainsi habituellement…Il fixa le visage d’Alnia qui reprenait doucement conscience. Elle ouvrit peu à peu ses yeux qu’il trouva magnifique dès le premier regard. « Un bleu aussi pur que l’océan et aussi profond que la nuit » se surprit-il à penser.

- Maman ? demanda Alnia en voyant l’elfe, son esprit encore embrumé.
- Non mon amie, dit Gandalf. Vos yeux souffrent encore de la bataille que vous avez mené.
- Elinil ? continua Alnia d’une voix faible.

Un hennissement de joie lui répondit.

- Rendormez-vous Alnia, fit Gandalf. Vous avez besoin de repos.

Obéissant, elle referma doucement ses yeux et se rendormit.

- Elle est hors de danger maintenant Legolas, affirma l’Istari.
- Oui. Je vais surveiller les alentours dans la forêt, le renseigna l’elfe en proie à des troubles sans cesse grandissants.

Il s’éloigna du camp sur une assez grande distance, traversant sans y penser la forêt. S’asseyant sur une pierre plate, il se demanda comment cette humaine qu’il ne connaissait pas pouvait l’émouvoir à ce point. Son image emplissait son esprit et il ne pouvait s’empêcher d’y penser. Il avait eu une peur atroce en la voyant ainsi. Aussi peur que s’il voyait une personne de sa famille sur le point de mourir. Il rêva de sa peau qui avait une couleur délicate et de son odeur fruitée malgré le sang qui la maculait. Il avait une impression de vide immense à l’endroit où il avait tenu et il n’avait qu’une envie : la tenir contre lui et la serrer aussi tendrement que possible. Tendrement ? Mais qu’est-ce qui lui arrivait ? ! Ruminant ses pensées, il resta de longues heures à méditer. Quand il revint au camp, il vit l’inconnue dans les bras d’Aragorn. Un nœud se noua dans son ventre et il sentit une colère sourde poindre. Stop ! s’ordonna-t-il mentalement en contournant le camp.
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MessageSujet: Re: Be my dream (fic complète)   Lun 4 Juin - 6:11

Alnia s’était réveillée à l’odeur du repas fumant. Ses yeux s’étaient doucement ouverts et elle s’était assise souplement, comme s’il ne lui restait presque rien de ses blessures de la journée. La lune éclairait le camp qu’un feu rougeoyant réchauffait. Alnia regarda autour d’elle et vit Elinil broutant avec d’autres chevaux. Puis son regard se posa sur le vieil Istari qui fumait sa pipe avec un regard bienveillant pour le monde l’entourant.

- Gandalf ! s’exclama la jeune fille en sautant sur ses pieds, folle de joie.

Elle courut vers le magicien qui l’accueillit à bras ouverts sous la surprise d’un homme et d’un nain.

- Qu’il est bon à mon cœur de vous revoir ! J’ai craint qu’il ne vous étiez arrivé quelque chose de fâcheux !
- Tout va bien maintenant Alnia mon enfant. Mon cœur a également grand plaisir à te voir en bonne santé. Mais laisse moi te présenter mes compagnons…

L’homme et le nain s’approchèrent et se présentèrent.

- Mon nom est Aragorn, rôdeur solitaire.
- Fils d’Arathorn et descendant d’Isildur. futur roi du Gondor, ajouta Gandalf. Mais surtout Alnia, ta seule famille en ce monde. Aragorn est ton jumeau d’étoile.
- Qu’est-ce que …? commença le rôdeur.
- Je ne vous comprends que peu Gandalf, le coupa Alnia.
- Vos âmes viennent de la même étoile et vous êtes frère et sœur bien qu’aucun lien de sang ne vous unit, sourit le magicien blanc.

Alnia et Aragorn se regardèrent surpris par la révélation de leur mentor et ami, chacun fixant le regard de l’autre, voyant sans le chercher son propre reflet. Puis, pris tous deux d’un accès de tendresse depuis toujours contenue dans leur cœur, ils s’embrassèrent et tombèrent dans les bras l’un de l’autre.

- Et voici notre maître nain : Gimli, fils de Gloïn, continua Gandalf lorsque ces effusions cessèrent.

Le nain s’empourpra en venant saluer Alnia d’une tape affectueuse sur l’épaule, en souriant légèrement.

- Gandalf, je voudrais bien me présenter, fit la jeune fille en souriant tristement, mais je ne me souviens pas de mon passé, même récent. Juste mon nom m’a été rendu.
- Bientôt, tout te sera rendu, promit le mage. Patience et tu sauras.

Quelques secondes de silence s’installèrent.

- Mon nom est Alnia Rinyaé, visiteuse en terre du Milieu, fit la jeune fille au bout d’un moment.
- Venez donc vous restaurer Alnia, vous devez avoir faim, dit Aragorn en menant près du feu sa sœur.
- En effet. Le lembas est nourrissant mais une nourriture un peu plus variée me serait agréable, répondit l’intéressée.

En riant, le groupe se mit à table et chacun mangea de bon appétit. La discussion tourna autour de la guerre s’approchant. Les compagnons devaient se rendre à Edoras, la capitale du Rohan. Alnia se joignit à eux de bon cœur. Une bonne partie de la nuit se passa dans la bonne humeur pour cette compagnie nouvellement crée.

Le lendemain, Alnia se réveilla aux lueurs de l’aube. Les autres dormaient encore, seule la couche de l’elfe dont on lui avait parlé hier était vide. Les oiseaux commençaient tout juste à égailler le jour. Après quelques bouchées de pain elfique, la jeune fille s’éloigna du camp pour se laver, désireuse d’enlever de son corps le sang et la poussière.

Elle descendit quelques temps la rivière, longeant le cours d’eau quelque peu impétueux, jusqu’à arriver à une partie plus large et plus calme du courant. Elle se déshabilla presque totalement, ne gardant que les légers vêtements au tissu doux et vaporeux des elfes de la forêt où la végétation ne fane jamais. Lavant d’abord ses habits, en essayant d’enlever le maximum de taches, Alnia se mit à chantonner une douce chanson elfique. Elle lava ensuite ses cheveux et son corps, profitant de la douce brise qui soufflait pour sécher sa peau.

Quand elle revint vers le camp, elle croisa l’elfe et ils se surprirent mutuellement, elle sursautant et lui s’arrêtant brusquement. Elle le détailla, se sentant tout de suite attirée par cet elfe. Il avait un visage fin, à la mâchoire bien tranchée, au nez fin et droit, des lèvres finement dessinées et de grands yeux bleu acier qui brillait d’un ton exceptionnellement doux alors qu’il la regardait. Ce beau visage était encadré par de blonds cheveux assez longs, tressés à la manière des elfes de la Forêt Noire. Son corps athlétique était mince et élancé, de même que celui d’Alnia. Jamais elle ne s’était sentie aussi attirée par quelqu’un, ses sentiments échappant à tout contrôle. Son cœur battait fortement dans sa poitrine et elle eût l’impression que tout son être n’était destiné qu’à cette rencontre.

Leurs yeux se trouvèrent et chacun put lire en l’autre une flamme naissante et une envie irrésistible de se blottir l’un contre l’autre.

Aragorn arriva à ce moment et rompit la magie de l’instant. Il s’approcha d’Alnia et lui déposa un baiser sur le front en l’enlaçant. sa sœur lui donna aussi un baiser mais sur la joue, en souriant. Aragorn voulut ensuite saluer Legolas mais celui-ci s’enfuit en courant, une rage sourde au ventre et une tristesse sans fin dans le cœur, les larmes voulant lui monter aux yeux tant son désespoir était grand. Sans comprendre pourquoi l’elfe était parti, les deux jumeaux rentrèrent au camp où ils retrouvèrent tout le reste du groupe à qui Alnia dit bonjour. Elle rejoignit Legolas qui s’occupait des chevaux pour essayer de se calmer. Elinil s’approcha de sa maîtresse, la saluant d’un fort hennissement et d’un coup de tête affectueux.

- J’espère ne pas vous avoir fait peur, commença la jeune fille en elfique.

Sa voix était la plus douce et la plus musicale que Legolas eut jamais entendu, et il s’étonna qu’elle connaisse sa langue et la parle sans accent. Alnia aussi apprécia énormément la douce voix grave de Legolas quand il répondit :

- Non, j’ai juste été un peu surpris. Je ne m’attendais pas à vous trouver.
- Je me nomme Alnia Rinyaé, voyageuse solitaire.
- Mon nom est Legolas Feuilleverte. La Forêt Noire est là d’où je viens.

Alnia lui sourit et il sentit sa tristesse et sa mélancolie augmentaient en même temps qu’une joie inexplicable et l’envie de prendre la belle jeune fille svelte dans ses bras pour la serrer tendrement contre lui. Il se força à la regarder de l’air imperturbable des elfes, ne voulant plus ressentir ce chamboulement en lui qui l’avait poussé à s’enfuir. Mais personne ne peut contrôler parfaitement ses émotions. Leurs deux cœurs accélérèrent lorsque leurs regards ne firent plus qu’un. Alnia se mordit la lèvre inférieure et Legolas se dit que ce geste était le plus sensuel qui existait. Pour cacher sa gène, Alnia se mit à tresser quelques mèches fines autour de son visage en fredonnant une vieille chanson en elfique.

- Vous sentez-vous capable de monter seule Alnia ? demanda Gimli qui s’était rendu compte de la gène entre Legolas et la jeune fille.
- Je n’en sais rien maître nain. Même s’il ne m’en reste qu’une cicatrice, mon épaule reste faible.
- Il vaudrait mieux que quelqu’un monte avec vous, décida alors le nain. Et même si votre cheval m’a l’air tout comme vous guérit, l’épuiser ne servirait à rien.

Il glissa un coup d’œil à l’elfe qui comprit son idée. Mais Aragorn apportant les affaires fut plus prompt à réagir.

- Monterez-vous avec moi Alnia ?
- Si vous le voulez, sourit-elle.

Il en fut donc décidé ainsi et les compagnons décidèrent de partir au plus vite. Il chevauchèrent toute la journée, ne s’arrêtant pas pour manger mais seulement pour reposer les chevaux. Aragorn et Alnia apprirent beaucoup l’un sur l’autre durant ces quelques jours de chevauchées intenses. Legolas, jetant de nombreux coups d’œil vers la jeune fille toute la journée, sentait un sentiment âcre et putride l’envahir à chaque fois que le rôdeur se penchait sur Alnia qui riait beaucoup. Une grande tristesse et une mélancolie sans fin lui laissait un goût amer dans la bouche à chaque fois qu’ils les voyaient ainsi. Alnia dormait à cheval et elle était toujours accompagnée de son frère quoi qu’elle fasse.

- Vous êtes bien morose aujourd’hui mon ami, lui souffla Gimli au bout de quelques jours.
- … ne répondit pas l’elfe.
- Vous avez une belle demoiselle en tête, n’est-ce pas ?
- Gimli ! lâcha Legolas d’un ton presque menaçant.
- Bien, bien ! Si vous ne voulez l’aide d’un ami ! …

Le nain marmonna quelque chose sur les changements d’humeur de la gente elfique. Il sentait que son ami était troublé par la sœur d’Aragorn. Lui-même éprouvait une grande affection pour la jeune fille alors qu’il ne la connaissait que depuis quelques jours. Un charme plein de vie, de candeur et de douceur se dégageait d’elle sans qu’elle ne s’en rende compte, il le savait. Alors comment l’elfe serait resté sans sentiments face à la jeunesse d’Alnia ? Bougonnant au sujet de cette jeunesse, il mit fin à ses pensées car devant le groupe venait d’apparaître Edoras.
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